Mousson d'hiver,  Photos

Résidence Playground – du 13 au 17 mars 2025

Nous n’avons pas de camping-car (et même si on en avait un, on ne le dirait pas) de Jana Milivojević (Serbie)

Traduit du serbe par Karine Samardžija
Lecture mise en espace dirigée par Gérard Watkins
Avec Nathan Boillot (Le Dealer), Justine Garcia (Elle), Neil-Adam Mohammedi (Lui), Charlotte Leonhardt (Betty Beuh / La Colocataire) et Romane Wicker (Le Téléphone)
Régie Martial Peugnet

Avec le soutien du projet PLAYGROUND cofinancé par Europe Créative
Crédit photos : © Suzanne Le Bihan


Jeudi 13 – samedi 15 mars


Premiers services de répétition (à l’Abbaye des Prémontrés)

Les deux premiers services de répétition, jeudi 13 et vendredi 14 mars, ont permis à l’équipe artistique de lire intégralement le texte et d’éclaircir de nombreuses questions culturelles avec l’autrice. Ces séances ont également été consacrées à une présentation du contexte de la Serbie. Le texte a rapidement été mis en voix, avec l’émergence des intentions de jeu.


Séances de dramaturgie (à l’Abbaye des Prémontrés)

Deux séances matinales (vendredi 14 et samedi 15), prévues à la suite des deux premiers services de répétition, ont permis au metteur en scène de revenir sur le texte avec l’autrice et la traductrice, afin de clarifier certains points ayant émergé au cours du travail à la table : notamment sur des questions de langue ou de dynamique entre les personnages.


Samedi 15 – lundi 17 mars


Répétitions dans l’espace (à la médiathèque)

Les séances du samedi 15 et du dimanche 16 mars ont permis de commencer à mettre en espace le texte : réflexion autour de l’habillage du plateau, des effets son et lumière, des entrées et sorties. Les intentions de jeu ont pu être approfondies, avec plus de nuances apportées dans l’évolution des relations entre les personnages. Durant cette phase, l’autrice a pu observer la manière dont les acteurs et actrices, sous la direction du metteur en scène, s’emparaient du texte pour lui donner vie.


Lundi 17 mars


Présentation publique

La mise en espace de Nous n’avons pas de camping-car (et même si on en avait un, on ne le dirait pas) a eu lieu dans le cadre de la Mousson d’hiver 2025, le mardi 18 mars à 16 heures, dans l’auditorium de la médiathèque de Pont-à-Mousson. L’effectif, composé de groupes de lycéen.nes et de leurs encadrant.es, avait été modulé pour correspondre à la jauge de la salle. Les 80 places assises étaient donc occupées. La pièce a bénéficié d’une excellente écoute sur toute sa durée (environ 50 minutes), tout en étant très réceptive à l’histoire (rires, hoquets de surprise…).


Bord-plateau

La mise en espace, longuement applaudie, a été suivie d’un échange avec la salle d’une bonne vingtaine de minutes, modérée par l’équipe de la Mousson d’été. Lors de cet échange, le public a été très impliqué, avec de nombreuses réactions positives. Il est ressorti que la pièce avait beaucoup parlé aux jeunes, sur les questions de l’amitié, de la prévention du suicide, des rapports familiaux. Le public a fait savoir que les personnages leur avaient paru extrêmement vivants (y compris ceux qui étaient évoqués sans pour autant correspondre à des rôles figurés dans la pièce : père, mère, grand-mère, copine du Dealer…). Ils ont également communiqué le fait que la pièce leur avait parlé indépendamment des frontières culturelles. Plusieurs personnes ont qualifié la pièce d’ « universelle ». Les dernières questions ont porté sur le choix de la distribution, qui a permis de replacer le projet dans son cadre européen, ainsi que sur le parcours de formation de l’autrice, de la traductrice et des acteur-rices.


Focus Group

Pour clore le travail autour de cette première résidence Playground, la Mousson d’été a animé un groupe de discussion avec l’autrice, la traductrice, et l’ensemble des artistes impliqués dans le projet.

Cette discussion a permis de recueillir les retours à chaud de l’équipe tout en abordant quelques points plus précis (durée et format de la résidence, modalités de travail). Il en est ressorti un enthousiasme général pour ce format de travail : toutes et tous ont apprécié le dynamisme des allers-retours en direct entre le plateau et l’autrice et sa traductrice. Aux yeux de tou·te·s, cette particularité a favorisé l’immersion dans le texte, encore accrue par l’aspect de résidence à Pont-à-Mousson.

Ce projet semble aussi avoir été l’occasion d’une vraie rencontre, à la fois au sein de l’équipe artistique puisque pour la quasi-totalité, il s’agissait d’une première collaboration, mais aussi avec l’autrice et la traductrice. Les Français·es ont souligné que la découverte inattendue de la culture et du contexte serbe, autour de ce projet, représentaient pour eux une vraie richesse.

La restitution publique a été l’occasion pour l’autrice d’entendre son texte mis en voix pour la toute première fois, et il était très précieux pour elle de connaître les retours des spectateur·rices. Elle a grandement apprécié pouvoir retravailler sur ce texte écrit deux ans auparavant avec un regard neuf, et les séances dramaturgiques lui ont donné envie de préciser certains aspects de son texte.

La Mousson d’été se réjouit de cette première résidence qui lance le projet PLAYGROUND avec un succès retentissant !


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